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La baisse des droits Télé et des produits dérivés a notamment pesé sur le chiffre d’affaires de la saison 2008/ 2009 du club lyonnais.

A défaut d’avoir été leader au championnat, OL Groupe se présente toujours comme le «leader économique des clubs français». Pas moins. Le club a ainsi dégagé sur son exercice 2008/2009 clos au 30 juin 2009 un chiffre d’affaires de 192 millions d’euros, pour un résultat net part du groupe de 5,1 millions d’euros. «Ce niveau de résultats confirme une nouvelle fois l’Olympique Lyonnais et le positionne parmi les meilleurs au niveau européen», s’est félicité le groupe dans un communiqué.

Reste que l’activité du groupe aura été en contraction sur la saison. Celle sur les transferts de joueurs a, elle, légèrement reculé sur l’exercice, passant de 55,9 millions d’euros à 52,4 millions, avec le transfert de cinq joueurs : Coupet, Squillaci, Baros, Paillot et Benzema. «Le transfert de Benzema, issu du centre de formation de l’OL, au Real Madrid pour 35,3 millions d’euros figure à la quatrième place des plus gros transferts du mercato 2009», rappelle ainsi le groupe.

L’autre pan des revenus d’OL Groupe, les «produits des activités hors joueurs», a lui aussi diminué à 139,6 millions d’euros, contre 155,7 l’année dernière. Les hausses de la billetterie (+3%) et des revenus de partenariats et publicité (+4%) n’ont pas pu compenser la baisse des droits TV, en repli de 9,2%.

14 centimes de dividende

 

Les produits estampillés Olympique Lyonnais se vendent moins : ces dernier sont en retrait de 27,7%. Le groupe voit dans cette contre-performance «l’effet d’éléments non récurrents et de la morosité de la consommation». Au final, le chiffre d’affaires global a lui baissé de 9,3% à 192 millions d’euros.

En aval, la baisse du chiffre d’affaires impacte les résultats. L’excédent brut d’exploitation a ainsi accusé un repli de 24% à 45,8 millions d’euros, contre 59,8 millions un an plus tôt. Le résultat net pour sa part s’établit à 5,4 millions, soit quatre fois moins qu’un an plus tôt. Reste que Jean-Michel Aulas, d’un point de vue financier, assure que «les fondamentaux sont bons». Les actionnaires recevront ainsi un dividende de 0,14 euro par action au titre de l’exercice 2008/2009, soit 1,8 millions d’euros.

Jean Michel Aulas se veut confiant pour l’année à venir, avec notamment les avancées récentes dans le dossier du Grand Stade. «Des étapes importantes ont été aujourd’hui franchies, de nombreuses victoires ont été obtenues et nous bénéficions d’opportunités et d’axes de développement nouveaux qui porteront plus haut et plus loin le succès du Groupe OL.» En appliquant la recette qui a réussi aux Allemands du Bayern Munich et aux Anglais d’Arsenal, à savoir le Grand Stade, dont l’inauguration est prévue pour décembre 2013, il pourrait ainsi amasser près de «50 millions d’euros de plus par an».

L’Algérie s’est qualifiée pour la Coupe du monde de football aux dépens de l’Egypte, qui pourtant vient de remporter la Coupe d’Afrique des Nations. La qualification des Fennecs s’est faite dans la douleur, les joueurs algériens ayant subi des agressions. Au terme d’un match d’appui (les deux équipes partageaient exactement les mêmes statistiques au terme des qualifications) joué au Soudan, l’Algérie arrachait sa qualification 1-0.

De son côté Puma, l’un des tous premiers équipementiers au monde du football, s’est particulièrement distingué pour soutenir des équipes africaines, parfois en faisant la polémique. Pour rappel, Puma est l’équipementier des équipes du Cameroun, du Ghana, de l’Algérie, de l’Afrique du sud, de la Côte d’Ivoire et du Nigéria qui seront représentées en Afrique du sud mais aussi de l’Egypte qui ne s’est pas qualifiée. Au total, Puma est l’équipementier de onze équipes africaines. La marque a trouvé un accord avec l’équipe d’Algérie en octobre 2009. Elle signe pour la compétition un remarquable spot publicitaire qui fait honneur au football africain, sur une musique du groupe Gnarls Barkley connu pour avoir créé le tube « Crazy ». Le spot intitulé « Journey of football » se finit par le slogan « love = football » symbolysé par un cœur et un ballon. Tout aurait été pour le mieux si Puma n’avait pas omis de représenter l’Algérie dans son spot alors que l’Egypte, elle apparaît.

Source : Sports and Marks

La Coupe du monde approche et sponsors comme équipementiers ne restent pas muets. Pepsi, Coca, Puma, Nike et les autres se livrent, chacun dans leur domaine, une guerrilla habituelle mais dont chaque internaute, chaque « geek », chaque amoureux des belles réalisations saura trouver son compte. Pepsi supplantait ainsi Coca dans la réalisation de son dernier spot publicitaire. Une victoire devant le sponsor officiel de la Coupe du monde de football. Coca ne sera pas resté muet longtemps en nous proposant un spot 3D remarquable, dans la plus pure veine de la marque ces dernières années et intitulé « Quest ».

Quest pour quête. Pas de mystère dans ce spot qui met en scène un jeune garçon africain à la recherche de SA célébration après avoir marqué un but. Jouant sur un terrain de sable dur, il se retrouve embarqué dans un voyage dont il sera le maître et que seul Coca (ou presque) sait faire. Au milieu d’un stade imaginaire, il croise les anciennes gloires et « vieilles » célébrations de buts des coupes du monde passées. On y retrouve celle du brésilien Bebeto en coupe du monde 1994 berçant son bébé et tout le reste y passe : saut périlleux, bras levé, « rameur » d’équipe, etc. Le jeune garçon trouvera finalement SA célébration, son chemin en quelque sorte car sa « célébration est en lui » comme dit le film.

Coca nous emmène là dans un storytelling que la marque sait habillement créer. Elle l’a largement prouvé avec ses diférentes sagas comme l’ours polaire, le rat puis plus récemment par celle des Happiness Factory. Toutes avec une animation 3D. Toutes avec la volonté de passer d’une stratégie de logotype à une stratégie de storytelling. La force de Coca réside dans le fait de savoir justement réconter des histoires et de faire appel à de remarquables techniciens pour mettre toutes ces idées en boîte.

Pour l’occasion, la marque a fait appel à Paranoïd US et particulièrement à Edouard Salier qui a notamment créé le spot « Nike Vapor« . Lui-même a travaillé avec le studio parisien Santo pour aboutir à ce petit bijou de technologie. La production a demandé huit mois de travail. Comme à son habitude, Coca lance ce spot à l’échelle mondiale jusqu’à la fin de la Coupe du monde. Le Net fera le buzz.

Coca signa ainsi un spot axé sur le tempo fixé au départ : la danse symbolisant la joie et le bonheur. On ne manquera pas d’y trouver un ton légèrement mélo mais on peut se le permettre quand on est leader comme Coca. On ne manquera pas non plus de faire le parallèle avec le spot de Puma « Journey of football » rythmé sur la musique des Gnarls Barkley et qui utlise également la danse, les célébrations et la joie du football pour mettre en avant la marque.

Source : Sports and Marks

La Fédération Française de Tennis confie à l’agence Mahola (groupe Phone Régie) l’accueil de Roland-Garros.

Le groupe Phone Régie, n°1 français de l’accueil en entreprises, entre par la grande porte dans l’univers du sport. Sa filiale Mahola, spécialisée dans l’accueil événementiel et les salons, a été choisie par la Fédération Française de Tennis (FFT) pour assurer l’accueil des visiteurs lors du tournoi de Roland-Garros (du 18 mai au 6 juin).

Le contrat conclu avec la FFT porte sur les éditions 2010, 2011 et 2012. Il avoisine pour le groupe de services un million d’euros par an. Le groupe crée en 1974 par Patrick Thélot devient ainsi fournisseur officiel du tournoi de la Porte d’Auteuil.

Chargées de l’information de l’accueil du contrôle des accès et de l’orientation des quelque 460.000 visiteurs à l’intérieur de l’enceinte de Roland-Garros, près de 700 personnes ont recrutées pour les quinze jours de la compétition.

Le groupe Phone Régie (117 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé et 4.220 collaborateurs) occupe une position de leader dans l’accueil des salons. Il est présent sur le Mondial de l’automobile à Paris, le salon Maison et Objet de Paris Villepinte ou encore le salon aéronautique du Bourget. Sa filiale Mahola réalise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires dans l’événementiel et les salons et dispose d’un fichier de 3.000 hôtes et hôtesses.

Selon une étude du cabinet StageUp, le championnat de football allemand est celui qui tire le plus profit du sponsoring maillot, avec un revenu moyen par club évalué à 6,3 M€. Avec une croissance de 5 % par rapport à l’année précédente, la Bundesliga creuse ainsi un peu plus l’écart avec la puissante Premier League, qui a vu ses revenus tirés du sponsoring maillot chuter de 10% à 4,8 M€ en moyenne. Ces deux championnats devancent dans l’ordre la Série A italienne, la Ligua espagnole, et enfin la Ligue 1 française. « En dépit de la crise financière mondiale, le sponsoring maillot dans les 5 championnats majeurs conserve une véritable attractivité pour les investisseurs » constate-t-on chez StageUp. Une mutation s’opère par aussi par secteur d’activité d’origine des sponsors puisque les entreprises agissant dans les jeux en ligne ou l’énergie font désormais partie des « Top sponsors », remplaçant progressivement les partenaires « financiers ». Les entreprises énergétiques auraient ainsi près de 33,8 M€ dans quatre clubs allemands cette saison.

Si la France ferme donc la marche, la possibilité dans les semaines à venir pour les opérateurs de paris sportifs d’agir légalement dans l’hexagone et donc de communiquer pourrait venir réduire l’écart qui sépare la Ligue 1 des autres championnats. Mais il ne s’agira pas d’ une solution unique, le retard sur l’Allemagne notamment étant plus qu’important (108,6 M€ de revenus sponsoring maillots en Allemagne contre 37,8 M€ en France / Source Sport+Markt). Et l’accueil de l’Euro 2016 avec toute l’attractivité qu’il pourrait (re)créer autour du football hexagonal (avec notamment des nouvelles infrastructures) pour s’avérer être une autre clé.

Le Président de la Fédération internationale de football association (FIFA) doit être content de voir que Coca Cola ne manque pas à l’appel de la Coupe du monde 2010, lui qui vient d’exprimer son mécontentement quant au manque de commmunication du pays hôte sur le plus grand événement sportif du monde.

Coca Cola, marque la plus connue au monde, lance sa campagne de marketing intégrée. Nous parlerons ici de campagne de communication à 360°. Le principe est simple – mais par forcément facile à réaliser – : partir d’une idée de marque et l’appliquer à une démarche de communication globale prenant en compte l’ensemble des outils existants (print, web, événementiel, publicité, RP…). La marque de boissons gazeuses, très centrée sur le consommateur et clairement repositionnée sur le relationnel ne manque pourtant pas de sponsoriser les événements sportifs majeurs. La Coupe du monde de football en Afrique du Sud est une aubaine pour la marque dans sa symbolique. C’est en effet la première fois que le continent africain l’accueille. Une liesse populaire devrait s’emparer de l’événement – même si ce n’est pas le cas d’après les réactions de Sepp Blatter.

Et la firme américaine ne s’y est pas trompée. Elle est en effet partie de cette idée de joie qui entourera l’événement. Une idée  qui rejoint « Open happiness », concept sur lequel communique la marque et dont nous vous proposons un exemple en fin d’article. L’idée de délire, de monde féérique prédomine. Importante à intégrer justement, elle permet de saisir ce qu’a imaginé Coca Cola : tout commencera par un concours de danses de célébration de buts. Les aficionados du football feront tout de suite le lien entre l’Afrique et les célébrations de buts. « Le football, surtout pendant la Coupe du Monde FIFA World Cup™, est l’occasion pour chacun de « lâcher les rênes » et d’exprimer sa passion de manière spontanée. C’est d’autant plus vrai pour le football africain, qui suscite souvent un enthousiasme immodéré pour les démonstrations les plus exubérantes et les plus hautes en couleur, à la fois sur le terrain et hors du terrain. C’est ce qui nous a inspiré pour l’ensemble de la campagne. »   a indiqué Joe Tripodi, le directeur marketing de la société. Roger Milla fera d’ailleurs son apparition pour la marque. Souvenez-vous, le joueur camerounais entamait une danse restée célèbre en coupe du monde 1990, lors de chacun de ses buts. Les célébrations sont devenues légion aujourd’hui dans le football. Ainsi, Coca utilisera le web pour son concours. Chacun des supporters sera invité à filmer ses célébrations et à les exporter sur le site web de la société. Le tout sera diffusé en boucle. Des récompenses sont à la clé comme des billets de matches par exemple.

Plus classique, la tournée du trophée de la Coupe du monde est organisée par la marque. Elle commence au Caire, en Egypte et couvrira 86 pays dont toutes les nations africaines. Un véritable événement. Dans chaque lieu de passage, des billets gratuits pour la tournée seront offerts, des séances de photographies avec le trophée pour les fans, organisées, un film 3D des meilleurs moments de la coupe du monde diffusé et des tournages de courts-métrages de la tournée, préparés . Bref, un moment festif pour ceux qui attendent le 11 juin 2010, date de l’ouverture de la coupe du monde de football. Classique également les petits porteurs de drapeaux qui accompagneront les joueurs sur le terrain. La marque américaine en est l’organisatrice.

On retrouvera le roi Milla dans l’un des trois spots publicitaires de la marque, le premier portant d’ailleurs son nom. Le footballeur camerounais y racontera l’histoire de sa danse à l’africaine, devenue un modèle pour les générations de footballeurs suivantes. Le second « Quest », toujours sur le même thème, sera un film d’animation en 3D racontant l’histoire d’un jeune footballeur en quête d’inspiration pour la plus belle célébration de but. Enfin, le troisième film publicitaire, « Borders », sera une sorte de best-off de la tournée du trophée.

Un hymne sera conçu par K’Naan, star du hip-hop en Somalie. Une musique gaie, bien sûr et énergique, à l’image de ce que la marque souhaite montrer à ses consommateurs. L’hymne est un « passage obligé » lors de la Coupe du Monde. C’est d’ailleurs le chanteur sénégalais Akon qui chantera l’hymne officiel de l’événement. Les équipes n’en manquent pas non plus. Vous vous souvenez certainement de celui de l’équipe de France 1998.

Coca n’en démord pas, la marque est en train de réaliser un documentaire d’une durée d’une heure sur l’histoire des célébration de buts les plus connues dans le monde. (On ne manquera certainement pas de voir la célèbre « Bebeto », digne représentant du football samba [NDLR]). Le documentaire sera diffusé pendant la période préparatoire de la coupe du monde.

L’esprit communautaire n’est pas en reste : un camp de football sera mis en place lors de l’événement. Des jeunes du monde entier pourront y  participer. Au programme, séances d’entraînement, démonstrations techniques, tournoi, etc. Le tout entouré de célébrités.

Bref, la vieille et célèbre marque rouge fait de la coupe du monde un événement majeur de sa communication, comme on pouvait s’en douter, avec des actions marketing et communication du sport classiques et d’autres plus originales. Ce qui est à retenir c’est la joie dans laquelle la marque souhaite emporter son public, ses consommateurs. Une joie qui colle bien à son identité comme à celle de l’événement.

Lors du huitième congrès international SportAccord, le pdg d’Emirates a annoncé le futur sponsoring d’une équipe de football en Espagne.

 « Nous avons déjà fait du sponsoring en Nouvelle-Zélande, Australie, Extrême-Orient, Europe et Amérique. Cette année, nous volerons vers l’Espagne et vous nous verrez là-bas », a ainsi déclaré Sheikh Ahmed bin Saeed al-Maktoum. Puis, interrogé par Reuters, il a ajouté : « Jusqu’à présent, nous avons plus ciblé les capitales, comme Londres ou Paris ». Le sponsor d’Arsenal et du PSG (et une exception à la règle, du Milan AC) miserait donc sur l’Atlético Madrid, le Real ou même Barcelone, capitale de la Catalogne.

Emirates, entre la Ryder Cup (golf), l’International Rugby Board, les tournois de Dubaï et d’Indian Wells (tennis), etc, l’entreprise suit à chaque fois une règle précise expliquée par Jean-Luc Grillet, directeur général France et Benelux d’Emirates : « Il faut que notre dépense de sponsoring corresponde à 2 voire 3 % du CA réalisé dans chaque pays ». Le football a tout de même beaucoup de succès pour la marque comme il le précise : « L’année qui a précédé le début de notre partenariat avec le PSG, notre notoriété sur le marché des vols longs courrier n’excédait pas 1 %. Trois ans plus tard, nous étions à 32 %. Je vous laisse juger de l’impact, bien plus important que de la publicité traditionnelle ». Après avoir sponsorisé Chelsea puis Arsenal, et donné son nom au stade londonien (Emirates Stadium) et à une coupe (Emirates Cup), la compagnie aérienne s’attaque donc à un nouveau pays, avec une volonté certaine de s’y imposer.

Si le football n’est qu’un des nombreux sports que sponsorise
 
Source : Sports Stratégies_ Anaïs BEUROIS